Vous êtes devenu responsable parce que vous étiez bon sur le terrain. Vous connaissiez les process, vous saviez résoudre les problèmes, vous faisiez avancer les choses. Et maintenant ? Vous passez vos journées à éteindre des feux.

Vous êtes devenu responsable parce que vous étiez bon sur le terrain. Vous connaissiez les process, vous saviez résoudre les problèmes, vous faisiez avancer les choses.
Et maintenant ? Vous passez vos journées à éteindre des feux.
Chaque matin, vous arrivez avec une to-do list. À 9h, elle est déjà obsolète.
Vous gérez l'urgence du moment, vous colmatez, vous compensez par l'énergie... et vous recommencez le lendemain.
Si ça vous parle, vous avez besoin d'un DMS – Daily Management System.
Pas "un tableau de KPI de plus". Un vrai système qui vous permet de savoir chaque jour où vous en êtes, et surtout, de déclencher les bonnes actions au bon moment.
Définition simple : un DMS, c'est une pratique quotidienne de pilotage qui combine suivi d'indicateurs clés + priorisation + traitement des blocages via une communication structurée au plus près du terrain.
Attention à la confusion :
DMS = le système de management (routines, standards, escalade, résolution de problèmes)
"Logiciel DMS" = l'outil qui outille ce système (tableaux, réunions, actions, escalade, traçabilité)
Beaucoup décrivent le DMS comme "un logiciel", mais l'idée Lean est claire : la valeur est dans la routine et les standards. L'outil doit juste rendre ça plus fiable et plus facile à tenir.
Votre poste, vous l'avez souvent gagné "au mérite" : expertise terrain, fiabilité, capacité à faire avancer les sujets.
Le piège une fois responsable ? Rester coincé en mode :
❌ "Je gère les urgences"
❌ "Je fais le pompier"
❌ "Je compense par l'énergie"
Le DMS vous installe 3 filets de sécurité :
✓ Vous voyez l'écart tôt (avant que ça explose)
✓ Vous traitez au bon niveau (terrain vs escalade)
✓ Vous stabilisez (standard, audit, suivi d'actions)
En gros : vous passez de "réactif subi" à "proactif maîtrisé".
Si vous voulez mettre en place un DMS qui tient dans le temps, voici ce qu'il doit contenir (et ce qu'un bon logiciel doit supporter).
Un DMS n'affiche pas 40 KPI. Il suit quelques indicateurs opérationnels qui pilotent la journée : sécurité, qualité, livraison, productivité, disponibilité...
Règle d'or : si un opérateur ou un chef d'équipe ne comprend pas l'indicateur en 10 secondes, il ne pilotera pas dessus.
Le visuel sert à rendre l'état évident : conforme / non conforme / en risque.
Les guides Lean rappellent le principe : "visible en 5 secondes depuis 5 pieds" (environ 1,5 mètre).
Pas besoin de lire un rapport. Vous voyez le rouge, vous savez qu'il y a un problème.
Le DMS s'appuie sur des points quotidiens : debout, courts, structurés autour du tableau.
On regarde l'écart, on décide, on assigne. Point.
Tous les problèmes ne se résolvent pas au même niveau.
Les réunions en cascade (équipe → atelier/zone → site) servent à escalader vite ce qui dépasse votre périmètre.
Un DMS efficace n'est pas un reporting. C'est un système qui pousse à l'action et à la résolution structurée : causes, contre-mesures, nouveau standard.
Le point quotidien n'est pas "la météo du jour". C'est "la livraison + la responsabilité + la boucle d'amélioration".
Sans standard et vérification, le DMS s'érode.
Les routines type Leader Standard Work et les audits visuels (comme le kamishibai) servent à vérifier que "ce qui doit être fait" est fait, et à détecter les déviations tôt.
Prenons une situation ultra fréquente.
La veille : arrêts, rebut, retard de planning
Le matin : tout le monde court, mais personne ne sait quoi traiter en premier. Chacun gère "son" urgence. Résultat : on répète les mêmes problèmes.
07h05 – Point équipe (8 à 12 min, debout)
Sécurité : incident ? risque du jour ?
Qualité : rebut/NC du dernier créneau ?
Livraison : avance/retard vs plan (écart chiffré)
Performance : top 1 cause d'arrêt / micro-arrêt
Actions : 3 actions max, owner + délai + critère de clôture
07h20 – Escalade
Problème "pièce manquante" → escalade au niveau supply/atelier
Problème "réglage instable" → action immédiate + analyse courte
Problème "capteur récurrent" → ticket maintenance + contre-mesure provisoire + analyse cause racine planifiée
Ce fonctionnement correspond exactement aux approches DMS : visualiser, aligner, traiter l'écart, escalader, suivre.
La différence ? Vous ne subissez plus. Vous pilotez.
Sans outil, un DMS peut fonctionner (tableau physique, post-its).
Mais en multi-équipes / multi-shifts, le logiciel devient utile quand il apporte :
✓ Une source de vérité unique (KPI + définitions + données)
✓ La traçabilité (qui a décidé quoi, quand, pourquoi)
✓ Le suivi d'actions (deadline, responsable, escalade, relance)
✓ L'escalade structurée (tiers, périmètres, priorités)
✓ La continuité inter-équipes (passation de consignes, historique)
✓ La standardisation (mêmes formats, mêmes rituels, mêmes règles)
Sans ça, vous retombez dans le mode "chacun fait à sa façon".
Solution : 10–15 min max, debout, agenda fixe. Pas de débats techniques dans la réunion. Les sujets complexes partent en action / A3 / mini-chantier.
Solution : limiter à 3 actions max par jour par équipe. Chaque action a un owner, une date, un critère de clôture. Sinon, ça devient une liste de vœux pieux.
Solution : 1–2 indicateurs par axe (Qualité, Livraison, Sécurité, Performance) + 1 "top perte" du jour. Point. L'important est la boucle d'action, pas la quantité de chiffres.
Solution : Leader Standard Work + audits simples (ex. routines de vérification). Sans ça, le système retombe en 3 mois.
Vous voulez mettre en place un DMS qui tient ? Voici le plan.
1 point quotidien (10 min), même heure, même agenda
1 tableau simple : sécurité / qualité / livraison / top perte / actions
Objectif : tenir la routine, pas "faire parfait"
Définir ce qui reste au niveau équipe vs ce qui monte
Mettre en place la réunion "tier" suivante (15 min) avec un format identique
1 règle : un écart récurrent → mini analyse structurée + contre-mesure + vérification
Éviter le "on verra demain" (c'est le tueur du DMS)
Formaliser 5 standards critiques + vérification (audit simple)
Mettre en place un suivi d'actions hebdo (15 min) pour clôturer proprement
À la fin du mois, vous avez un système qui tourne. Et surtout, vous avez repris le contrôle de vos journées.
Le DMS n'est pas un gadget Lean. C'est une méthode pour sortir du mode pompier.
Ça demande de la discipline. Ça demande de la constance. Mais une fois en place, ça change radicalement votre quotidien.
Au lieu de passer vos journées à réagir, vous anticipez. Au lieu de répéter les mêmes problèmes, vous les résolvez. Au lieu de compenser par l'énergie, vous pilotez par les standards.
Et vos équipes ? Elles savent enfin sur quoi se concentrer chaque jour.
C'est quoi un DMS (Daily Management System) ?
Un système de routines et de management visuel qui permet de vérifier chaque jour si l'équipe est "dans le standard", de traiter les écarts, d'escalader ce qui dépasse le périmètre, et de maintenir les améliorations.
DMS = Lean ?
Le DMS est fortement associé aux pratiques Lean (management visuel, rituels, standard work, résolution de problèmes, gemba) et vise à sortir du mode pompier.
À quoi servent les "tier meetings" ?
À faire remonter rapidement les blocages et à aligner les niveaux (équipe → atelier → site) avec un format court et standardisé.
Un logiciel DMS remplace-t-il le management ?
Non. Il outille la discipline : données fiables, actions, escalade, traçabilité. Sans routine et standard, l'outil devient un tableau de bord passif.
Quels sont les 3 indicateurs minimum pour commencer ?
Un indicateur de sécurité, un de qualité, un de livraison/plan + "top 1 perte" (arrêt/rebut) du jour. L'important est la boucle d'action, pas la quantité d'indicateurs.

"On a trouvé le même composant à 20% moins cher." Sur le papier, c'est tentant. Dans les faits, j'ai vu tellement d'achats "économiques" devenir des gouffres financiers que j'ai appris à me méfier des prix qui semblent trop beaux.

Spoiler : ce n'est probablement pas celui que vous suivez actuellement. Après des années à accompagner des responsables production, j'ai remarqué une constante : on se noie dans les chiffres internes (TRS, cadences, rendements) pendant que les clients, eux, attendent toujours leurs commandes.

Le Cycle Time mesure le temps pour produire 1 unité. Brut : le temps réel vécu au poste (VA + pertes). Net : seulement la valeur ajoutée (transformation). On mesure le Brut pour rendre visibles les gaspillages et on vise le Net pour améliorer tranquillement, étape par étape.